Une fois passé le premier moment de curiosité, une fois lassé de quelques drôleries, Mai 1968 m’a répugné [...] Parce que je n’admets pas qu’on coupe des arbres pour faire des barricades (des arbres, c’est de la vie ; ca se respecte), qu’on transforme en poubelles des lieux publics qui sont le bien et la responsabilité de tous, qu’on couvre des bâtiments universitaires ou autres de graffiti [...] Pour moi, Mai 1968 a représenté la descente d’une marche supplémentaire dans l’escalier d’une dégradation universitaire commencée depuis longtemps.
Claude Levi Strauss