décembre 3, 2009 par Gerlando
Non mais regarde-moi le mignon là, avec sa face d’alcoolique et sa viande grise… Avec du mou partout ; du mou, du mou, l’a que du mou ! Mais tu vas pas changer de gueule un jour toi, non ? Et l’autre là, la rombière, la gueule en gélatine et saindoux, trois mentons, les nichons qui dévalent sur la brioche… Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de connerie ! Mais qu’est ce que vous êtes venus foutre sur Terre, nom de Dieu ? Vous n’avez pas honte d’exister ?
Grandgil (Gabin), La traversée de Paris
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novembre 12, 2009 par Gerlando
On ne consomme jamais l’objet en soi , on manipule toujours les objets comme signes qui vous distinguent soit en vous affiliant à votre propre groupe pris comme référence sociale, soit en vous démarquant de votre groupe par référence à un groupe de statut supérieur
Jean Baudrillard
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octobre 30, 2009 par Gerlando
N’importe qui n’épouse pas n’importe qui
Alain Girard
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octobre 17, 2009 par Gerlando
L’humaniste naïf qu’il y a en tout homme ressent comme une réduction sociologiste ou matérialiste toute tentative pour établir que le sens des actions les plus personnelles et les plus “transparentes” n’appartient pas au sujet qui les accomplit mais au système complet des relations dans lesquelles elles s’accomplissent
Pierre Bourdieu
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octobre 17, 2009 par Gerlando
L’homme ne peut pas vivre au milieu des choses sans s’en faire des idées d’après lesquelles il règle sa conduite
Emile Durkheim
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octobre 17, 2009 par Gerlando
En présentant les faits ou les explications causales en style neutre, comme s’il s’abstenait de les apprécier, le sociologue affecte de n’être pas un hommes comme les autres
Raymond Aron
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octobre 8, 2009 par Gerlando
Nous n’avons pas trop peu de temps, mais nous en perdons beaucoup. La vie est assez longue ; elle suffirait, et au-delà, à l’accomplissement des plus grandes entreprises, si tous les moments en étaient bien employés. Mais quand elle s’est écoulée dans les plaisirs et dans l’indolence, sans que rien d’utile en ait marqué l’emploi, le dernier, l’inévitable moment vient enfin nous presser : et cette vie que nous n’avions pas vue marcher, nous sentons qu’elle, est passée.
Sénèque, De la briéveté de la vie
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octobre 8, 2009 par Gerlando
La vie oscille comme un pendule de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui
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octobre 8, 2009 par Gerlando
Les autres sont les esclaves de leur amour-propre, et n’écoutent que leur avis ; ce qui n’est pas étonnant; car la nature inspire à chacun de caresser avec amour les produits de son invention. C’est ainsi que le corbeau sourit à sa couvée, et le singe à ses petits.
Thomas More, L’utopie
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août 24, 2009 par Gerlando
La Renaissance était de la publicité pour le Vatican, la croix est le plus efficace des logos de son temps, comme le Coca Cola d’une autre ère. Même la croix gammée était un logo, un logo puissant.
Oliviero Toscani
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août 17, 2009 par Gerlando
Tous ceux qui ont renversé la loi morale établie ont toujours été considérés d’abord comme de mauvais hommes : mais lorsque l’on ne parvenait pas à rétablir cette loi et que l’on s’accommodait du changement, l’attribut se transformait peu à peu ; — l’histoire traite presque exclusivement de ces mauvais hommes qui, plus tard, ont été appelés bons !
Friedrich Nietzsche, Aurore
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août 17, 2009 par Gerlando
On se rend maintenant très bien compte, à l’aspect du travail – c’est-à-dire de ce dur labeur du matin au soir – que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en bride et qu’elle s’entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance.
Friedrich Nietzsche, Aurore
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août 10, 2009 par Gerlando
Mais on aurait bien tort de prendre cela pour un effort de démystification. C’est tout le mcontraire. Sans doute il peut me paraître touchant et même flatteur, à moi simple lecteur, de participer par la confidence à la vie quotidienne d’une race sélectionnée par le génie : je sentirais sans doute délicieusement fraternelles une humanité où je sais par les journaux que tel grand écrivain porte des pyjamas bleus, et que tel jeune romancier a du goût pour “les jolies filles, le reblochon et le miel de lavande”. N’empêche que le solde de l’opération c’est que l’écrivain devient encore un peu plus vedette, quitte un peu davantage cette terre pour un habitat céleste où ses pyjamas et ses fromages ne l’empêchent nullement de reprendre l’usage de sa noble parole démiurgique.
L’écrivain en vacances, Mythologies, Roland Barthes
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juillet 31, 2009 par Gerlando
Le souci de l’immortalité, si important dans la poésie et l’historiographie grecques, est basé sur la très intime connexion entre les concepts de nature et d’histoire. Leur dénominateur commun est l’immortalité. L’immortalité est ce que la nature possède sans effort et sans l’assistance de personne, et l’immortalité est ce que les mortels doivent par conséquent tenter d’accomplir s’ils veulent s’élever dans leur vie à la hauteur du monde à l’intérieur duquel ils sont nés, à la hauteur des choses qui les entourent et dans la compagnie desquelles ils sont admis pendant un court temps. La connexion entre l’histoire et la nature n’est donc aucunement une opposition. L’histoire reçoit dans sa mémoire les mortels qui, par l’action et la parole se sont montrés dignes de la nature, et leur renom immortel signifie qu’ils peuvent, en dépit de leur mortalité, demeurer dans la compagnie des choses qui durent à jamais.
Hannah Arendt – La crise de la culture
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juillet 30, 2009 par Gerlando
Cherchons ensemble, si vous voulez, les lois de la société, le mode dont ces lois se réalisent, le progrès suivant lequel nous parvenons à les découvrir ; mais, pour Dieu ! après avoir démoli tous les dogmatismes a priori, ne songeons point à notre tour, à endoctriner le peuple ; ne tombons pas dans la contradiction de votre compatriote Martin Luther, qui, après avoir renversé la théologie catholique, se mit aussitôt, à grand renfort d’excommunications et d’anathèmes, à fonder une théologie protestante. Depuis trois siècles, l’Allemagne n’est occupée que de détruire le replâtrage de M. Luther ; ne taillons pas au genre humain une nouvelle besogne par de nouveaux gâchis. J’applaudis de tout mon cœur à votre pensée de produire au jour toutes les opinions ; faisons-nous une bonne et loyale polémique ; donnons au monde l’exemple d’une tolérance savante et prévoyante, mais, parce que nous sommes à la tête d’un mouvement, ne nous faisons pas les chefs d’une nouvelle intolérance, ne nous posons pas en apôtres d’une nouvelle religion ; cette religion fût-elle la religion de la logique, la religion de la raison. Accueillons, encourageons toutes les protestations ; flétrissons toutes les exclusions, tous les mysticismes ; ne regardons jamais une question comme épuisée, et quand nous aurons usé jusqu’à notre dernier argument, recommençons s’il faut, avec l’éloquence et l’ironie. À cette condition, j’entrerai avec plaisir dans votre association, sinon, non !
Pierre-Joseph Proudhon, correspondance à Marx
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juillet 9, 2009 par Gerlando
Dans un monde parfaitement transparent à la science, c’est-à-dire où il serait établi que rien ne peut être autrement qu’il n’est, il n’y aurait aucune place pour l’art, ni, d’une façon générale, pour l’action humaine.
Aubenque
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juillet 9, 2009 par Gerlando
Il serait aussi absurde d’accepter d’un mathématicien des discours simplement persuasifs que d’exiger d’un orateur des démonstrations invincibles.
Aristote
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juillet 9, 2009 par Gerlando
Au fond des victoires d’Alexandre, on retrouve toujours Aristote.
De Gaulle
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juin 25, 2009 par Gerlando
Plus votre grand-père est une image d’Epinal, plus l’attachement que vous lui vouez est sans bornes
Alain Baraton
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juin 20, 2009 par Gerlando
Plus je vieillis, plus je doute de mon propre jugement et plus j’accorde d’importance à celui des autres.
Benjamin Franklin
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juin 20, 2009 par Gerlando
Les hommes parlent soit parce qu’ils en ont besoin, pour eux-mêmes, soit dans l’intérêt de ceux qui les écoutent, soit pour se procurer du plaisir entre eux et assaisoner par des paroles, comme avec du sel, l’occupation et l’action dans laquelle ils sont engagés. Mais si ce que l’on dit n’est ni profitable à celui qui le dit, ni nécessaire à celui qui l’entend, et que c’est dénué de saveur et de charme, pourquoi le dire ?
Plutarque
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juin 20, 2009 par Gerlando
Le vin, qui fut inventé en vertu du plaisir et de la convivialité, est changé par ceux qui sont forcés d’en boire beaucoup et sans mélange, en un poison inbuvable, de même le langage, le plus plaisant et le plus humain des symboles devient, par ceux qui en usent mal et négligemment, inhumain et insociable : croyant être charmants, ils sont ennuyeux ; admirables, ils sont ridicules ; aimables, ils sont déplaisants.
Plutarque
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juin 20, 2009 par Gerlando
Je ne saurais remplir ce qui ne retient pas, en versant des paroles sages sur un homme sans sagesse.
Euripide
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juin 20, 2009 par Gerlando
C’est quelque chose d’inexplicable que j’ai en moi qui porte malheur aux gouvernements qui me négliglent
Talleyrand
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juin 20, 2009 par Gerlando
Les propos sont censés faire du bien à celui qui écoute et non à celui qui parle.
Sven Ortoli et Michel Eltcherninoff
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juin 20, 2009 par Gerlando
Quand on voit ce que l’on voit et que l’on entend ce que l’on entend, on a bien raison de penser ce que l’on pense
Pierre Dac
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juin 20, 2009 par Gerlando
Par des citations, on affiche son érudition, on sacrifie son originalité.
Schopenhauer
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juin 20, 2009 par Gerlando
Quel dommage qu’un si grand homme ait été si mal élevé.
Talleyrand (à propos de Napoléon)
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juin 20, 2009 par Gerlando
Vous êtes de la merde dans un bas de soie
Napoléon (à Talleyrand)
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juin 20, 2009 par Gerlando
Pour être aimable dans le monde, il faut se laisser apprendre ce que l’on sait.
Talleyrand
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juin 20, 2009 par Gerlando
A seize ans lorsque tous les mouvements sont encore vrais, on a bien de la peine à comprendre que la circonspection, c’est à dire l’art de ne montrer qu’une partie de sa vie, de sa pensée, de ses sentiments, de ses impressions, soit la première de toutes les qualités.
Talleyrand
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juin 20, 2009 par Gerlando
Les premiers objets qui frappent les yeux et le coeur de l’enfance déterminent souvent ses dispositions et donnent au caractère les penchants que nous suivons dans le cours de notre vie.
Talleyrand
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juin 20, 2009 par Gerlando
La tranquillité de l’empire diminue à mesure qu’il s’étend.
L’Abbé Raynal
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juin 20, 2009 par Gerlando
Il est incontestable que l’égalité des biens n’a jamais existé et que l’inégalité existera tant que la liberté existera aussi; elle est le résultat de cette liberté même.
Alexander Hamilton
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